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Neil’s Trip to France Day 5

Le lendemain, on est parti assez tô taprès notre petit déjeuner, au parc des Buttes-Chaumont. C’est un vaste espace vert dans lequel l’on n’a absolument pas l’impression d’être à Paris. Le parc conduit les visiteurs dans environnement ruralisé, avec ses conifères abondants, ses plantes fleuries, y compris du lilas ; et un lac artificiel habité par quelques oiseaux  aquatiques. C’est sûrement un joli endroit : un grand havre de paix dans le quartier. Il n’était pas très tôt le matin, mais il faisait quand même assez sombre : il a même plu pendant un certain moment. Cette sobriété prêtait ce matin-là une ambiance automnale plutôt inattendue et séduisante au parc.Day 5 Pere Lacahise

Ayant passé un certain moment au parc, on a pris le bus pour aller au cimetière du Père Lachaise. C’est le plus grand cimetière de la ville de Paris, qui dispose également d’un crematorium, car la crémation est de plus en plus perçue comme une pratique plus écologique. Sont enterrés ici quelques grands personnages parmi une grande majorité de gens moins connus. Le temps frais et pluvieux seyait bien au lieu. J’ai vu la tombe d’Hahnemann, fondateur de l’homéopathie, ainsi que celle d’un des fonctionnaires de la SNCF, auquel on attribue la modernisation du Métro. Les gens passant par ici lui rendaient hommage en laissant leurs billets de métro sur la tombe, ce qui m’a particulièrement touché. On a également cherché la tombe du musicien américain Jim Morisson, mais la recherche n’étant pas aisée, on y a renoncé après un certain moment de recherche entre les nombreuses allées.

Day 5 Pere La Chaise

Cet après-midi-là, on est allé déjeuner au Bouillon Chartier, une des brasseries les mieux connues de Paris, avec une histoire bien connue pour son exigence de qualité de cuisine française traditionnelle.

Day 5 EscargotL’ambiance était digne d’un tel établissement. Heureusement, il n’y avait pas trop de monde, on n’a pas donc dû attendre pour s’asseoir. Chartier fournit un menu différent quotidiennement à ses clients exigeants. Ils m’ont même permis d’en garder une copie comme un souvenir. Comme entrée ce jour-là, j’ai mangé des escargots ! C’était une expérience très particulière. Ma volonté d’en goûter a d’ailleurs impressionné M. Scaërou ; il m’a avoué que j’étais le premier étranger auquel il avait réussi à en faire manger. La choucroute alsacienne que j’ai commandée comme plat principal était une autre expérience culinaire particulière. Une autre pratique intéressante chez eux, c’était d’écrire les abréviations des plats commandés et leurs prix sur la nappe en papier de la table : je trouve que c’est une bonne méthode pour éviter la confusion.

Le soir, j’ai revu Anita, cette fois-ci près du canal Saint-Martin, que l’on a traversé. Puis nous nous sommes avancés vers la place de la République, ou il y avait pas mal de manifestants. J’ai même vu quelques affiches déclarant la solidarité avec les victimes des attentats terroristes récents. On a écouté le discours d’une femme dénonçant la nouvelle politique du gouvernement concernant la loi du travail. Il y avait pas mal de petites librairies autour, mais la grande majorité de livres me semblait être liée aux croyances idéologiques des manifestants.

Day 5 Nutis debouts

De la place de la République, on est allé en bus à la gare de Lyon, et ensuite en Metro à la place d’Italie. En route, je me suis arrêté dans un petit restaurant chinois, où j’ai mangé du riz. Cela ne m’a pas trop plu – c’était plutôt adapté au palais français – mais cela allait. En tout cas, la grande population des expatriés à Paris permet l’existence d’une grande diversité culinaire.

Enfin, nous sommes allés voir quelques amies d’Anita, qui habitent en collocation pas très loin de la place d’Italie. Avant d’y arriver, j’ai acheté, selon la coutume, une boisson à offrir : une bouteille de vin Chardonnay. C’était la première fois de ma vie que j’achetais une boisson alcoolique, dans un supermarché en plus. Je crois qu’en France c’est normal de vendre et d’acheter de telles boissons dans les supermarchés, ce qui dénote à quel point le vin fait partie intégrante de la culture populaire.

Je ne suis pas resté longtemps chez les amies d’Anita. Je me suis excusé vers 22h et j’ai pris le métro pour arriver chez M. Scaërou trois-quarts d’heure plus tard. Il ne me restait plusqu’une journée entière à Paris.

 

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